31.03.2012

Et pourquoi pas un ticket à 7 en 2013 ?

Cette entrée en campagne pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat a, décidément, été riche d'enseignements.

Le meilleur (et seul) candidat possible du PLR a été, logiquement, adoubé par l'assemblée des délégués.

Pierre Maudet saura, durant les semaines qui viennent, mobiliser et convaincre bien au-delà de son camp qu'il est l'homme de la situation.

Il gagnera cette élection, grâce à son talent, en vertu de ce qu'il va proposer aux Genevois et parce qu'il est seul capable aujourd'hui de redonner à notre gouvernement ses lettres de noblesse.

Nos cousins PDC ont à cette occasion parfaitement joué la carte de l'Entente, ce qui contribuera à la poursuite du rassemblement pour les échéances futures et me paraît essentiel. Les militants du centre-droit y tiennent tout particulièrement.

Ensuite, je confesse faire partie de ceux qui comprennent, sur la forme, le choix des Verts libéraux de présenter leur candidat.

Bien entendu, il eut été dans l'absolu agréable de pouvoir compter sur un papable unique à droite, mais comment reprocher à un parti nouveau, dont les animateurs "y croient" en toute sincérité, d'occuper le terrain et de montrer les dents en vue d'échéances futures.

Laurent Seydoux, que je connais bien, est un homme intelligent, sympathique et déterminé, parfaitement capable, pourquoi pas un jour, de parvenir au but qu'il s'est fixé. Mais et il le sait certainement parfaitement d'ailleurs, pas maintenant. Car c'est de la fermeté et des convictions de Pierre Maudet dont Genève a besoin dans les circonstances actuelles.

L'UDC ensuite.

Je dresse un parallèle avec ce qui se produisit l'an passé, lors des élections municipales.

Et persiste à penser que toute alliance inopinée, de circonstance, non réfléchie, sans large consultation, ne doit pas même être envisagée.

Le timing entre la prise de décision et l'élection partielle à venir, tout comme s'agissant du laps de temps avant les élections administratives du printemps 2011, est trop serré et les électeurs du PLR, sans même parler des membres du PDC, n'auraient ni compris, ni adhéré.

Mais au final, au mois de juin, seuls les électeurs trancheront. Et il y a effectivement fort à parier que bon nombre d'électeurs de l'UDC se reportent sur Pierre Maudet.

En revanche, à terme, une union de la droite, de toute la droite, pourrait sérieusement être envisagée.

Personne n'aura jamais à gagner quoi que ce soit de l'union du MCG et de l'UDC. En tout cas pas l'UDC et encore moins le reste de la droite. Et je ne souhaite pas, au mois de juin et comme beaucoup de Genevois, l'élection du candidat issu de ce bloc-là. Pas plus d'ailleurs qu'en 2013.

Je partage aujourd'hui la mauvaise humeur de la présidence de mon parti. Les conditions manifestement sine qua non posées par l'UDC, telles que consultables d'ailleurs sur le site internet du PLR, étaient en effet simplement inacceptables.

En revanche, j'ose encore croire, avec d'autres, que la porte du rapprochement en vue des élections générales de 2013 n'est pas totalement fermée.

La droite serait légitimée, autant que la gauche en a pris l'habitude, à faire, compte tenu des circonstances, l'union sacrée.

L'Entente et en particulier le PLR, auraient à mon sens tout à y gagner.

Tout en affirmant leurs différences, voire même sur certains points - il s'agit pour moi d'un impératif - leurs réticences, chacun des partis concernés pourrait tout à fait, sur la base de dénominateurs communs (par exemple sécurité, environnement, finances, logement), faire campagne commune. Dans l'intérêt d'une Genève de droite. Et afin que celle-ci ne bascule pas à gauche. Car le risque est manifeste.

Pourquoi pas dès lors, si Pierre Maudet l'emporte au mois de juin et que les Verts Libéraux font leur entrée au Grand Conseil, avec 3 PLR, 2 PDC, 1 UDC et 1 VL ?

Conditions impératives : que les partis précités obtiennent le quorum et donc des sièges au parlement et, surtout, acceptent tous de jouer la carte de la liste commune. Il ne me semblera alors guère envisageable, cette fois-ci, de se permettre une division.

L'on me rétorquera probablement que l'élection des 7 candidats de droite serait non seulement impossible, mais aussi, si d'aventure elle devait se produire, qu'elle engendrerait un douloureux rappel du gouvernement monocolore des années 90.

D'autres me diront - et me l'ont déjà dit - qu'il s'agirait d'une solution à risque pour l'un ou l'autre des candidats du PLR.

Soit.

Mais entre la peur de bien faire et le mal de ventre, je préfère nettement la première nommée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17:10 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : conseil d'état, plr, udc | |  Facebook

01.11.2011

De la nécessité d’un véritable électrochoc

Ces élections derrière nous, quelles perspectives. La question est sur beaucoup de lèvres, particulièrement au PLR. Je veux croire et me persuader que celles-ci sont bonnes. Tout d’abord car notre parti est jeune et ne pourra donc que se bonifier. Mais je suis pragmatique et essaie surtout d’être objectif. Le liant entre anciens libéraux et radicaux n’a manifestement pas encore pris toute sa forme. D’aucuns, par exemple de leur perchoir, bien que d'ordinaire si humanistes et inspirés, n’ont toujours pas digéré l’assemblage et se font un devoir de critiquer à l’occasion leurs propres édiles. D’autres, imaginant à tort que l’Etat et les communes se gouvernent comme se font et se défont les majorités au Grand Conseil, fustigent l’Entente, pour ne pas dire lui tirent dessus à balles réelles. Or, l’heure n’est pas à la dispersion. Passée celle du bilan, elle est à la réflexion. Conjointe mais souple. Unie mais ouverte. Nos électeurs nous la réclament. Et ils y ont droit. Les questions à résoudre rapidement doivent être claires et réduites à l’essentiel.

En premier lieu, nul ne peut contester que le PLR n’a pas les moyens de gouverner seul. Il doit donc trouver des alliances avec ceux dont les options paraissent les plus compatibles. Sur cette question et afin de ne pas alimenter éternellement les divisions, pourquoi ne pas interroger les adhérents ? Verts libéraux, PDC, UDC ? Après un séminaire consacré à débattre du fond, des points communs et des divergences, ouvert à tous nos membres, le sujet pourrait être alors tranché par ceux-ci. Sereinement et démocratiquement. Pas uniquement par les caciques, forcément influencés. Et alors imposer une ligne de conduite naturelle à chacun d’entre nous.

Second point à traiter le plus vite possible, la légitimité dans deux ans de nos Conseillers d’Etat. Il est extrêmement dommageable, dans un parti politique quel qu’il soit, d’entendre autant de critiques sur les siens. Surtout lorsque ceux-ci occupent les plus hautes fonctions. Je le vis au quotidien dans ma commune avec l'un d'entre eux. Comment puis-je continuer à répliquer décemment à ma population largement libérale-radicale, qui m’a fait l’honneur, sur la base d'un programme précis, de me porter au premier rang des élections municipales de ce printemps, que la politique qu’il faut combattre est bien celle du magistrat cantonal de ce même parti. La situation n’est profitable à personne et en tous les cas pas au PLR. Car lors des prochaines élections cantonales, il y a lieu de craindre, comme lors des récentes élections fédérales, qu’une partie non négligeable du vote PLR ne se transforme en vote UDC ou Vert libéral. Voire MCG. Et ce qui vaut à Veyrier risque de valoir à Cologny, à Thônex, à Troinex, à Chêne-Bourg, à Bernex ou à Pregny-Chambésy, pour ne citer qu’elles. L’addition ne serait que trop corsée.

Entamons dès lors ce véritable travail de fond que méritent nos électeurs. Dans l’intérêt de ceux-ci et du parti libéral-radical genevois. L’heure est maintenant celle d’un véritable électrochoc.

 

06:25 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : libéral, radical, parti, genève, udc | |  Facebook