08.02.2012

PLR : de la morale et du respect des militants

Ce matin, nous apprenons que l'affaire du Moulin à Danses impliquant Mark Muller se solde par une reconnaissance de culpabilité et un accord financier. Mettant ainsi fin à la procédure judiciaire.

Je m'autorise ainsi à brièvement en commenter les conséquences.

Pour le Conseiller d'Etat, dont la version servie jusqu'ici est clairement démentie, il s'agit de la moins mauvaise solution. Il évitera ainsi sa mise en prévention. Reste à en déterminer les conséquences politiques. Pour son avocat, il s'agit d'un bon conseil. Et pour le barman, d'une bonne affaire.

Je prends cependant à l'instant connaissance d'un communiqué du PLR, dont voici un extrait :

"Après avoir regretté l’incident impliquant son conseiller d’Etat, le PLR considère que cet épisode est désormais terminé. Il se réjouit de voir Mark Muller reprendre, dans un contexte pacifié, son action politique en faveur de l’aménagement de Genève. Les projets sont nombreux et les défis importants. Mark Muller conserve toute la confiance de son parti et de ses militants."

Et pose immédiatement la question de savoir quelles ont été les instances dirigeantes du parti qui ont avalisé ce qui précède. Qui s'autorise ainsi à parler au nom du PLR et des militants. A ma connaissance et au vu de la promptitude du communiqué : tout juste la Présidence du parti.

La morale en politique, oui, celle-ci existe. Le respect des élus, des électeurs, des militants, oui, il existe également.

Ces principes sont aujourd'hui clairement mis à mal.

Dans ces conditions, les Assises du parti auront lieu ce soir en l'absence du maire de la 11ème ville du canton.

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01.02.2012

Affaire Jornot : un vieux machin qui tomberait bien

Ainsi donc, voici mon parti aux prises avec une nouvelle tuile : une bagarre, à en croire le site internet de la Tribune de Genève, ayant mis aux prises le futur Procureur général et des quidams sur un parking de supermarché. Se soldant à la fin par une contravention.

En 2004.

La belle histoire.

Alors même qu'Olivier Jornot n'occupait aucun mandat électif. Pas encore député, plus même conseiller municipal.

La tentation sera rapidement faite par certains d'y assimiler une autre affaire, devant en principe aboutir à une mise en prévention la semaine prochaine.

Et pour ceux que cette aubaine ravira, y compris pourquoi pas là où a priori l'on s'y attendrait le moins, de clamer haut et fort que toutes deux sont à traiter de concert. Soit en réalité à ne pas traiter du tout du point de vue de la fonction, que l'une et l'autre procédures - d'orde privé - ne concerneraient tout simplement pas.

Une chose est donc sûre : le supermarché ravira les tenants de l'amalgame avec la boîte de nuit.

L'on ne peut dès lors, sans être en mesure de pouvoir porter la moindre accusation à l'encontre de quiconque, que s'interroger sur cette inouïe coïncidence. A une semaine d'un coup très dur porté au PLR, le 9 février. Un vieux machin qui tomberait bien, en somme.

Sauf que.

Pour l'un des deux cas, qu'il s'agisse de se référer au bilan politique, à la faculté de négocier encore avec ses partenaires, à faire passer des projets qui contre eux recueillent un large rejet ou aux capacités de relance de l'intéressé, personnalité publique au moment des faits, les incidences sont patentes et ne peuvent être ignorées. Depuis la première minute (cf. mon billet précédent).

Pour l'autre, qui n'a pas même commencé à exercer son mandat et dont les éléments qui le concernent relèvent de la pure vie privée d'une personne privée, en 2004, c'est circulez il n'y a rien à voir.

Et l'on ne pourra pas me faire le reproche d'un parti pris de clocher : l'un en est originaire et l'autre habite à Veyrier.

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