17.01.2012
Omerta et escapades lointaines
Je n’entends naturellement pas m’exprimer sur les faits du 31 décembre 2011.
Mark Muller est aux prises avec une procédure judiciaire. Il a également déposé plainte.
Et je serais fort mal positionné pour dire qu’il ne faut pas attendre les conclusions judiciaires, avant d'évoquer des événements dont le déroulement importe finalement peu.
Cependant, car ils ont inévitablement une implication politique, ceux-ci ont concerné dès le départ l’homme autant que le magistrat, les militants autant que le parti.
Inévitablement oui.
Michèle Alliot-Marie aussi, il n’y a pas si longtemps, s’était risquée dans un premier temps à dire qu’elle n’avait pas pris l’avion en sa qualité de ministre de la République.
Cela étant, je ne peux pas taire mon étonnement devant le non-choix opéré ce matin par la direction de mon parti, faisant suite à un laconique communiqué de dimanche soir à 21h de la vice-présidence.
De deux choses l’une : soit il existe un impact politique pour le PLR, soit il n’en existe pas.
Le problème pour l’avenir immédiat et à moyen terme de mon parti est à mon sens manifeste.
Autant que je regrette que personne ou presque ne le manifeste.
Politiquement - et seul ce point m’intéresse - comment ne pas s’être interrogé sur la capacité de notre magistrat cantonal à traiter ses dossiers, se relancer immédiatement ou à se représenter.
Et ne pas avoir fait connaître ce que tous souhaitent : une décision.
Je préfère, en l'état, ne pas disserter sur les conséquences de ce mutisme.
La crédibilité du PLR, de nos élus et de nos idées sont en jeu et je m'en remets à la sagesse des membres de ce parti.
L’omerta et les escapades lointaines sont, en tout état de cause, mauvaises conseillères.
17:50 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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